- Plage de température
- De 5 °C au-dessus de la température ambiante à 250 °C, avec une limite ultime annoncée de 300 °C
- Volumes utiles
- 16, 43, 70, 136, 225, 640 et 1000 litres
- Intérieur
- Acier galvanisé sur les versions A et acier inoxydable sur les versions B ; les deux ont la même taille pour un même volume
- Convection
- Chauffe par le fond avec un ventilateur réglable sur la gamme de paillasse, sauf la paire 202-0 ; chauffe par l'arrière avec un ventilateur arrière sur la gamme verticale, deux ventilateurs à 640 litres
- Exactitude de température
- Annoncée à ±0,1 °C sur la gamme verticale et à ±1 °C sur la gamme de paillasse
- Clayettes
- Deux fournies avec chaque enceinte, charge admissible de 15 kg chacune
- Minuterie
- De 1 à 9999 minutes
- Alimentation
- 220 V jusqu'à 225 litres ; 380 V à 640 et 1000 litres
- Porte
- Hublot de visite à double vitrage, joint de porte en silicone, évent réglable dans le capot supérieur et fermoir rotatif
- Dimensions d'enceinte
- De 25 x 25 x 25 cm sur l'unité de 16 litres à 100 x 100 x 100 cm sur celle de 1000 litres
La chaleur est l’outil le plus courant d’un laboratoire et le moins examiné. On sèche un échantillon, on fait durcir un revêtement, on sèche la verrerie avant usage, et l’étape de conditionnement s’écrit dans une méthode sous forme d’une ligne de texte. C’est là que commence le problème : cette ligne dit ce que l’appareil a été réglé pour atteindre, et non ce que l’échantillon a réellement subi, et les deux ne coïncident que lorsque l’enceinte est vide.
Une étuve de laboratoire est cette ligne de texte rendue physique, et toute sa spécification est une tentative pour refermer l’écart entre la consigne affichée et les conditions régnant sur les clayettes.
Aperçu du produit
La gamme est construite autour de deux structures et de sept volumes utiles. Les appareils de paillasse chauffent par le fond et font circuler l’air par le fond, et s’échelonnent de 16 litres à 225 litres sur une alimentation monophasée avant que les tailles supérieures n’exigent le triphasé. Les appareils verticaux portent l’enceinte au-dessus de leurs commandes, chauffent et ventilent par l’arrière, et sont annoncés avec une exactitude plus serrée en température.
Dans chaque structure, l’enceinte peut être galvanisée ou en acier inoxydable. Les deux ont la même taille pour un même volume, si bien que le choix porte sur ce que dégage la charge plutôt que sur ce qui doit entrer, et il peut se faire une fois la taille arrêtée. Deux clayettes sont fournies avec chaque enceinte et chacune admet 15 kg.
Comment l’enceinte maintient une température
Des résistances chauffantes réchauffent l’air et un régulateur interroge un capteur pour maintenir la température à la consigne. C’est cette boucle que rapporte l’afficheur, et sur cette gamme elle est annoncée tenue à un dixième de degré près sur la structure verticale et à un degré près sur la structure de paillasse. Ni l’une ni l’autre valeur ne dit rien du reste de l’enceinte, car un régulateur peut serrer son propre capteur de très près tandis qu’un coin des clayettes travaille plusieurs degrés plus loin.
Ce qui referme cet écart, c’est le mouvement de l’air. Le ventilateur porte la chaleur dans la charge et à travers l’espace des clayettes au lieu de laisser l’enceinte se stratifier, et c’est pourquoi la gamme est spécifiée avec une valeur d’uniformité pour l’ensemble de l’enceinte en plus d’une valeur d’exactitude pour le capteur. Les deux chiffres décrivent des choses différentes et les deux sont nécessaires. Le document énonce l’uniformité en pourcentage sans nommer la température de référence ni la méthode employée pour l’établir, si bien qu’elle est consignée comme un point ouvert plutôt que publiée comme un résultat d’essai.
Commencez par la structure, parce qu’elle découle de la méthode. Lorsqu’une procédure écrite impose une température et un écart toléré, la structure verticale est celle qui est annoncée pour y satisfaire, et son socle permet aussi de placer un bac sous une charge qui coule. Lorsque le travail est un séchage général et une mise à l’abri de l’humidité, la structure de paillasse rend le même service avec moins de contraintes de place.
Prenez ensuite le volume d’après le lot plutôt que d’après la clayette. Une enceinte chargée à sa capacité nominale ne laisse plus d’espace libre pour que l’air y circule, et l’uniformité qu’offre la spécification est mesurée dans une enceinte plus vide que cela. Après la taille, le matériau de l’intérieur suit la chimie, et la tension d’alimentation suit la taille, puisque 640 litres et au-delà n’existent qu’en triphasé.
Limites de mesure et critères de choix
Les valeurs de cette page décrivent ce que l’enceinte peut tenir, non ce qu’une charge particulière va subir. Le séchage est dominé par la chaleur latente de l’eau contenue dans la charge, et une enceinte qui reprend vite à vide restera sous sa consigne aussi longtemps que l’évaporation se poursuivra. Le document ne donne pas de temps de reprise, si bien qu’aucune tentative n’a été faite d’en chiffrer un.
Deux autres points restent ouverts et ce sont eux à trancher avant un essai de réception. La valeur d’uniformité est citée en pourcentage, sans température de référence ni méthode attachées, et aucun limiteur de température indépendant n’est décrit, alors que c’est la protection qui compte le plus lorsqu’un régulateur tombe en panne avec les résistances sous tension. Les deux sont inscrits sur la liste des points à confirmer plutôt que supposés.
Chaque valeur ci-dessous provient de la documentation source. Lorsqu'un paramètre n'est pas indiqué dans les documents disponibles, il est marqué comme information requise plutôt qu'estimé.